Selon une étude de la Commission européenne, présentée en juin aux dirigeants des compagnies aériennes lors du sommet de l’IATA, le coût environnemental des transports aériens est très élevé. En effet, celui des 33 aéroports européens étudiés atteint 33 Mds€ par an, très au-dessus des attentes des dirigeants européens.
Pour ces entreprises, le coût environnemental correspond à ce que l’on appelle les externalités, à savoir les coûts indirects liés au changement climatique, aux émissions de CO2, aux nuisances sonores, à la pollution de l'air, à la dégradation des habitats...
Le changement climatique représente à lui seul 70 % des coûts environnementaux de l'aviation. Or personne ne paie pour ces dommages collatéraux, seuls les coûts d’infrastructure sont couverts. Le système d'échange de crédits-carbone ne couvre partiellement -pour les vols intra-européens- les émissions de CO2 depuis 2012.
Parmi les aéroports sélectionnés, Paris-Charles-De-Gaulle a une facture de 4 Mds€ et Paris-Orly de 1.17 Md€, ce qui fait pour ADP une facture climat et environnement supérieure à 5 Mds€ de, soit 15% des coûts environnementaux des 33 sites étudiés. Roissy et Orly se classent respectivement 4ème et 10ème au niveau européen.
Une des solutions serait de limiter les vols sur de courtes distances.

Achevé de rédiger le 15/07/2019