Selon le panorama de la gouvernance 2019 établi par Ernst & Young, Ethics & Boards et Labrador, les conseils d'administration des très grandes sociétés françaises sont en moyenne composés à 67 % d'administrateurs indépendants et 45 % sont des femmes. Globalement, l'âge moyen est de 58,9 ans, et l'ancienneté de 6,1 ans. Dans les midcaps, ces chiffres sont respectivement de 48 % d'indépendants, et 40 % sont des femmes, dont l'âge moyen est de 57 ans et l'ancienneté de 8,8 ans. On peut attribuer la forte ancienneté moyenne dans les midcaps à leur caractère plus fréquemment familial.63 % des très grandes sociétés françaises ont un Comité RSE, 53 % un Comité stratégique, 33 % un Comité éthique et 31 % un Comité des risques. A contrario les midcaps ne sont que 16 % à avoir un Comité RSE, 24 % un Comité éthique, 3 % un Comité des risques mais 42 % ont un Comité stratégique, reflétant sans doute la recherche de croissance externe.

Les comités d'audit se réunissent assez peu, compte tenu de leur enjeu : 5,7 réunions pour les très grandes sociétés françaises, 4,1 pour les midcaps.
Les thèmes les plus fréquemment traités par le Conseil sont :

  • La stratégie et la croissance externe : 88 % pour le SBF120, 79 % pour les midcaps
  • La valeur à long terme : 61% et 39 %
  • La stratégie RSE : 46 % et 39 %
  • L'évaluation et le suivi des risques : 44 % et 29 %
  • La diversité et l'inclusivité : 44 % et 16 %
  • La succession des dirigeants : 35 % et 37 %
  • L'éthique : 33 % et 24 %

La transformation digitale, la cybersécurité, les incertitudes géopolitiques et les technologies disruptives sont très peu abordées : si la transformation digitale est citée par 12-13 % des sociétés citées, les autres thématiques le sont dans moins de 5 % des cas.

La finance et le management sont à 51 % et 46 %. Les compétences principales des conseils d'administration ; L'international, la stratégie, et la gouvernance sont bien représentés, à 31 %, 26 % et 20 %.
46 % des conseils du SBF 120 font évaluer leur travail tous les 3 ans par un consultant externe, ce qui constitue une bonne pratique, et 50 % réalisent une auto-évaluation annuelle.
93 % des sociétés informent désormais sur l'assiduité des administrateurs, ce qui est important pour les investisseurs qui intègrent cet aspect lors dans leurs votes lors des renouvellements de mandats.
Les évolutions probables en 2020 sont impulsées par la loi PACTE :

  • Plus de communication sur la 'raison d'être' et l'intérêt social élargi
  • L'augmentation de la part des administrateurs salariés
  • Le renforcement de la présence des femmes dans les COMEX
  • Le partage de la valeur et la publication d'un ratio d'équité (rapport entre la rémunération moyenne dans l'entreprise et la rémunération des dirigeants).

Achevé de rédiger le 04/11/2019