L'or

Comme l'ensembles des autres classes d'actifs, l'or n'a pas été épargné par cette crise inédite. A plusieurs reprises celui-ci a subi des ventes massives. Est-ce dire que l'or a perdu son rôle de valeur refuge ? Nous ne le pensons pas. Ces ventes sont, en partie, dues à la crise de liquidité que nous vivons et certains investisseurs, en recherche de cash, pour faire face à des retraits ou des appels de marges, cèdent à tout prix les actifs liquides et qui en plus ont mieux résistés. L'or fait partie de ces rares actifs, et malgré la forte volatilité, celui-ci ne cède que 3% depuis le début de l'année (au 19 mars 2020). Malgré la volatilité qui va rester, sans aucun doute, très forte, l'or reste un actif refuge. L'ensemble des mesures budgétaires et monétaires planétaires pourraient être des facteurs de soutien à l'or à l'image de ce qui s'est produit par le passé.

Les sociétés aurifères

Le secteur aurifère est également très attaqué, et extrêmement volatile. En début d'année 2020, avant même le commencement de la crise, le secteur aurifère était déjà dans une petite phase de correction suite à la bonne performance des sociétés en 2019. En effet, les investisseurs se positionnaient sur des secteurs plus « classiques » pour suivre la hausse des marchés liée à la reprise qui se profilait.

Avec la crise, le secteur aurifère a été balayé comme les autres actifs (actions notamment), comme lors des crises financières précédentes, et ainsi amplifié la volatilité de son sous-jacent comme à l'accoutumé. Cette baisse a été amplifiée notamment sur la période du 11 au 13 mars suite à la vente de fonds à effet de levier positionnés, notamment, sur les producteurs de taille moyenne et les juniors, par définition moins liquides. Depuis ce phénomène, nous sommes revenus sur des mouvements plus « normaux » avec une amplification certes importante mais classique, des variations de l'or de la part des cours des sociétés aurifères.

Les sociétés sont dans une bonne situation financière, et les coûts de production (Coût totaux en moyenne de 900$/ et des coûts de production de 650$ l'once en moyenne) sont encore très inférieurs au prix actuel de l'or. La baisse des prix du pétrole, mais aussi des devises comme le dollar canadien, seraient des éléments favorables pour une bonne maitrise des coûts pour les sociétés productrices. Cependant, nous tenons à attirer l'attention sur le fait que comme toutes les autres industries certaines sociétés vont devoir mettre en suspens certaines mines pour protéger leurs employés soit par décret des Etats. Ceci ne remet en rien en cause leur capacité d'exécution cependant des ajustements de production et de résultats sont à prévoir. La capacité d'adaptation des sociétés reste le gage du rebond du secteur.

CM-CIC Global Gold :

Au cours de cette situation de crise de marché, notre poche importante investie dans les grandes sociétés majors, a permis au fonds de mieux « résister ». Notre top10 a nettement surperformé et représente près de 50 % de l'actif de CM-CIC Global Gold.
Nous profitons de cette période pour investir sur des sociétés nouvelles de qualité et ayant une bonne liquidité pour diversifier à nouveau le portefeuille, afin d'être toujours bien positionné pour la prochaine phase de redémarrage. Le portefeuille a bénéficié également de la meilleure tenue des « sociétés de royalties ».