Le second semestre 2020 a été riche en méga deals, 57 au total pour € 688 Md selon PWC, la plupart motivés par la volonté d’accélérer des mutations technologiques ou de savoir-faire, et quelques-uns défensifs, en mode consolidation dans un secteur.

Les mouvements récents de fusions - acquisitions n’ont que rarement touché des sociétés peu chères, voir même on a constaté l’inverse, ce qui confirme que le niveau de valorisation des actions est rarement un déclencheur d’achat. On est en revanche aisément convaincu que le niveau de valorisation constitue un carburant puissant à l’alimentation de la tendance quand celle-ci est déjà initiée.

D’un autre coté le marché actions s’élargit par les IPO, introductions en bourse et les SPAC, ou entreprises chèque en blanc (sociétés cotées parrainées par des personnalités qui réalisent des acquisitions de sociétés non cotées en contournant le parcours de cotation traditionnel). L’univers actions s’adossant sur des actifs réels, il a besoin de renouvellement, et pas seulement de revalorisation, pour autoriser des stratégies spécifiques avec une vision de long terme.

Enfin il y a les spin off, scissions d’activités, qui permettent de s’intéresser directement à des activités noyées dans des groupes et le plus souvent mal identifiées dans la somme des parties.

Ce dernier type d’opération est moins médiatisé et pourtant il est un révélateur important de la valeur cachée des sociétés. Notre spécialiste de la Gestion Value pratique avec assiduité ce type de recherche, pas spécialement pour traquer les spin offs à venir, mais pour détecter les pépites qui échappent à une vision globale. L’exemple d’un grand spécialiste du papier, métier pas très glamour pour les marchés, qui accélère sa mutation vers le packaging adapté aux exigences actuelles est typique. Une projection prudente de ce développement pourrait amener à considérer que la valeur de son exploitation forestière n’est quasiment pas prise en compte dans sa valorisation boursière.

Ainsi au-delà de la réouverture anticipée des économies et des plans de relance qui boostent à court terme les valeurs cycliques ou financières communément associées au thème Value, il y a dans tous les secteurs des capacités de revalorisations que la lecture des ratios standards de valorisation ne permet pas de détecter.

Achevé de rédiger le 6 avril 2021