Retrouvez notre analyse des marchés financiers datée du 8 juillet 2020 sur les gestions diversifiées, actions, opportunités et obligataires de Crédit Mutuel Asset Management.

1- Coté gestion diversifiée :

L'économie mondiale se redresse. Certes toutes les régions et tous les pays ne progressent pas à la même vitesse, néanmoins les enquêtes de conjoncture et les indicateurs d'activités montrent que l'activité s'est améliorée en Europe, en Asie, en Chine...

Concernant la zone euro, des signes encourageant d'un recul de l'épidémie et de reprise de l'économie sont de plus en plus clairs. La plupart des pays ont, aujourd'hui, des niveaux d'activités proches de ceux de février.

La situation sanitaire n'est pas encore totalement maitrisée et pourtant ce point est devenu le facteur dominant des sentiments des marchés. Jérôme Powell, Président de la Fed a souligné l'importance de la situation sanitaire : « Une reprise complète est peu probable tant que les gens ne seront pas suffisamment confiants dans la possibilité de reprendre une large palette d'activité dans des conditions sanitaires suffisantes ».

Le risque d'une seconde vague est encore fort, celle-ci serait catastrophique au plan sanitaire comme économique.

Enfin, il n'est pas exclu de voir réapparaitre rapidement les tensions géopolitiques entre les USA (élection) et la Chine (retour des menaces de sanctions commerciales des USA envers la Chine et l'Europe).

Dans ce contexte les performances des fonds se sont bien comportés et approchent maintenant de la zone positive depuis le début de l'année :

  • Sur la valeur liquidative du 6 juillet, Flexigestion Patrimoine résiste, avec une hausse de 1,35% depuis le début de l'année. Les fonds profilés oscillent eux, selon leur exposition aux actions et aux produits de taux entre -0,05% (CM-CIC Tempéré International) et -10,62% (CM-CIC Dynamique Europe), contre des baisses autour de 14%* des indices CAC 40 ou Euro Stoxx 50®. Les fonds multi-stratégies (Union Dynamique Court Terme et Moyen Terme) affichent respectivement des performances de +1,19% et -9,48%**.

* Au 7 juillet 2020, le CAC 40 est en recul de 14,09% et l'Euro Stoxx 50® en recul de 9,92%
** Sur la base de la VL au 3 juillet 2020

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

2- Sur les marchés actions :

Les marchés actions semblent avoir partiellement effacés les effets de la crise avec des performances encore négatives dans des proportions plus « standards ».
En revanche du côté des indicateurs de risque, en premier lieu la volatilité dont la décrue s'est arrêtée à 30% ou l'once d'or qui caracole, il ne semble pas y avoir de normalisation.

Faut-il s'en inquiéter ?
Pas vraiment car il est important que le risque implicite soit valorisé. En revanche le signal est clair, il reste un peu de potentiel mais toute correction ou reprise sera rapide et de forte amplitude. La stratégie actions s'exprime donc dans le choix des valeurs en fonction de leurs qualités intrinsèques et pas en « spéculation » sur une tendance.

La richesse et la clarté des stratégies développées sur les marchés actions s'expriment par les performances réalisées. L'indice de référence national, reflet des plus grosses sociétés cotées en France, affiche encore une performance proche de -15%. Depuis le début d'année, CM-CIC Global Gold culmine au-dessus de +17%, CM-CIC Global Innovation au-dessus de +11%, CM-CIC Global Leaders à plus de +2%... et il ne s'agit pas que d'international, CM-CIC PME ETI Actions performe au-delà de +6% et CM-CIC Europe Growth retrouve des niveaux proches de l'équilibre.

Il y a par ailleurs des performances négatives, du côté des fonds CM-CIC Europe Rendement ou CM-CIC Europe Value, mais dans leur spécialité ces fonds sont en avance par rapport à la moyenne de leur concurrence comparable.

La capacité à penser global et à s'engager localement ouvre des possibilités toujours renouvelées et qui trouvent écho dans la compréhension des différents investisseurs tant que les stratégies sont simples et pures. Le nom de nos fonds en témoigne.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

3- Pour la Gestion Opportunités :

Il y a maintenant cinq mois que l'épidémie de coronavirus a commencé d'attirer l'attention du monde entier. L'arrivée du virus en Europe puis aux États-Unis et les mesures de confinement pour limiter la crise sanitaire ont provoqué une augmentation de la volatilité sur les marchés d'actions.

Pour le troisième mois consécutif, le fort rebond de l'EURO STOXX 50 Net Return se poursuit : +6,3% en juin après +5,4% en avril et +4,9% en mai, favorisé par l'action des banques centrales et les plans de relance des gouvernements.

Nous avons profité de points d'entrée intéressants, ces derniers mois, sur les entreprises portées par les tendances de long terme suivantes, présentes de longue date dans les fonds :

  1. Les secteurs liés à l'économie durable et à la transition énergétique ;
  2. Le secteur de la santé qui est en pointe dans la lutte contre cette épidémie∇;
  3. Les secteurs exposés à l'innovation et aux nouvelles technologies ;
  4. Les secteurs liés au bien-être et à une amélioration progressive de la consommation en Asie.

Nous avons ajouté un nouvel axe d'investissement : l'immobilier résidentiel allemand qui offre des cash-flows solides et visibles, classe d'actif soutenue par le contexte de taux longs bas en Allemagne.

Par ailleurs, une mobilisation internationale des scientifiques et des équipes de recherche est en cours. Et de nombreux résultats d'essais cliniques de traitement contre le virus Covid-19 sont attendus ces prochaines semaines.

À ce stade, nous privilégions les entreprises de qualité avec un bilan solide, dont le modèle économique est résilient.

  • En ce qui concerne le fonds CM-CIC Flexible Euro, il affichait une performance de -13,65% le 17 mars. Sur la base de la VL du 3 juillet, le fonds a commencé à rebondir et sa performance s'établit à -0,68%. Son exposition actions est actuellement à 53%.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

4- Sur les marchés obligataires :

La seconde quinzaine du mois de juin est restée marquée par un regain de l'épidémie aux États-Unis et en Amérique Latine ainsi que par une résurgence des inquiétudes autour de la guerre commerciale. Cela a naturellement alimenté le climat d'aversion au risque et a maintenu les taux longs allemands et américains sur leurs niveaux bas. Le taux 10 ans allemand s'établit actuellement à -0.44%. Les obligations d'état périphériques se sont toutefois bien comportées. Les spreads des émetteurs privés se sont quant à eux écartés. Cela n'a toutefois pas empêché les corporates de continuer à venir emprunter massivement sur les marchés obligataires. Sur les premiers jours de juillet en revanche, de bonnes surprises du côté des indicateurs économiques ainsi que des chiffres de l'emploi en amélioration aux États-Unis ont permis aux primes de risques des émetteurs privés de se resserrer quelque peu.

En termes de gestion, nous sommes toujours bien exposés sur le crédit tout en restant très sélectifs sur la qualité crédit des émetteurs. Nous privilégions l'Espagne et le Portugal sur les pays périphériques.

Achevé de rédiger le 8 juillet 2020